Diderot à la scène (adaptations récentes)

2021. Les amours de Jacques le Fataliste, adaptation par Patrick Schoenstein à Villers-les-Nancy.

2020. Le Paradoxe sur le comédien a fait l’objet d’une adaptation théâtrale par Mahmoud Ktari et a été monté et créé par Patrick Rouzaud au Théâtre La Croisée des Chemins (Paris) le 19 janvier 2020.

2015. Le Rêve de d’Alembert a fait l’objet d’une adaptation théâtrale par Alain Bézu et a été monté et créé à Rouen au Théâtre des 2 Rives, en mars 2015.

2013. Diderot Bagarre de Régis de Martrin-Donos et Muriel Brot, d’après la Correspondance de Diderot, a été créé en 2012 au Théâtre des treize vents.

La Religieuse, Lecture-Spectacle, adaptée par Christelle Reboul et Marie-Laurence Tartas, mise en scène par Nicolas Vaude au Théâtre le Ranelagh, Paris, 2013.

2012. La Religieuse, adapté et mis en scène par Anne Théron.

Liste complète des adaptations théâtrales des œuvres de Diderot

Diderot à l’écran (adaptations récentes)

2013. La Religieuse a fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Guillaume Nicloux (avec dans les rôles principaux Pauline Étienne, Louise Bourgoin, Isabelle Huppert).

Pour un contrepoint à cette adaptation cinématographique, voir l’entretien avec l’historienne Elisabeth Lusset (Paris Nanterre) : https://www.zerodeconduite.net/ressources/3257

2018. L’histoire de Mme de la Pommeray, dans Jacques le fataliste, a fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Emmanuel Mouret intitulée Mademoiselle de Joncquières (avec dans les rôles principaux , Édouard Baer, Alice Isaaz).

À cette occasion, Odile Richard-Pauchet a contribué au dossier pédagogique proposé par zerodeconduite.net.

De ce même passage de Jacques le Fataliste, on connaît l’adaptation de Robert Bresson, Les dames du bois de Boulogne, sorti en 1945. On connaît moins Die Intrigen der Madame de La Pommeraye, réalisé par Fritz Wendhausen et sorti en 1922.

1966La Religieuse, adapté et mis en scène par Jacques Rivette.

Le film de Rivette souscrit intelligemment au propos de Diderot. Dans sa Religieuse, il n’y a pas de « happy end » ni d’hymne à la liberté féminine. En revanche, ce fut « le cas le plus retentissant de censure d’État qui ait jamais frappé en France la création cinématographique ». Des similitudes sont par ailleurs frappantes entre les œuvres, les temps des deux artistes, Diderot et Rivette : L’interdiction de l’Encyclopédie en février 1752. L’interdiction de La Religieuse en avril 1966. Le film de Rivette fut interdit, en avril 1966, suite aux campagnes de différentes congrégations religieuses, mais aussi d’associations familiales catholiques contre la portée jugée « blasphématoire » du projet (M. Macheret, Le Monde, 19 sept. 2018) avant même qu’on ait pu en voir la projection Pareillement, l’ouvrage nommé Encyclopédie fut attaqué par le journal jésuite, de Trévoux, « même avant qu’il existe », comme l’écrivait Diderot en 1751. Le film fut interdit après avoir passé 2 fois devant une commission de contrôle ayant rendu des avis favorables. De même l’Encyclopédie pourtant dûment relue par les censeurs commis à la tâche, fut interdite, suite à l’union de jésuites, jansénistes et de docteurs de Sorbonne. Et si le film dut changer de titre et devenir Suzanne Simonin, la religieuse de Diderot, l’Encyclopédie, pour ses volumes de planches, n’eut plus ni titre, ni auteurs…

Sur cette censure, on peut consulter la vidéo intitulée « Censuré ! La Religieuse de Jacques Rivette » : https://www.youtube.com/watch?v=L-M4d4RI96Q

Et cet entretien avec Jacques Rivette à l’occasion de la sortie du film au Festival de Cannes : https://www.youtube.com/watch?v=Ea8GIAkIbW4

Liste complète des adaptations cinématographiques des œuvres de Diderot